Les femmes criminelles

Michèle AGRAPART-DELMAS

  • jeudi
  • 14
  • novembre
  • 2019

Détails

  • Heure de début : 17h45
  • heure de fin : 19h15
  • Public : réservé aux adhérents
  • Thème : Questions d’actualité
  • Lieu : Amphithéâtre de l'IUT
    50 Avenue de Bordeaux
    12000 Rodez

Conférencier

  • Michèle AGRAPART-DELMAS
  •  Psychologue criminologue, expert agréé par la Cour de cassation et d’appel de Paris, chargée d’enseignement et de recherche à l’Institut de criminologie de Paris II Panthéon-Assas

La criminalité féminine croît. 166 000 femmes dont 15 000 mineures sont annuellement mises en cause par les services de police et de gendarmerie : incestueuses, vengeresses, infanticides, arnaqueuses, adolescentes psychopathes, amantes. La conférencière, forte de son expérience, dresse les portraits captivants de celles qui au fil de l’histoire et d’aujourd’hui fascinent et effraient autant que les hommes voire plus

Toutes les femmes ne sont pas victimes…et commettent 30 fois moins de crimes que les hommes. Le féminisme identitaire très en vogue permet aussi parfois de réussir le crime parfait.

L’image que l’on a de la femme est celle d’une épouse douce, soumise, bonne mère et maîtresse fantasmatique. Mais depuis toujours elle est aussi perçue comme un être inférieur.

La réalité dément peu à peu cette image car l’évolution de la société, la séparation de la sexualité et de la reproduction, la féminisation de métiers masculins, la monoparentalité (1 famille sur 4) et les nouveaux modes de procréation font que le taux de criminalité féminine évolue plus vite que celui des hommes qui restent statistiquement les premières victimes.

Le mode opératoire, le choix des armes, la perversité et l’agressivité sont les mêmes chez les deux sexes. Mais chez les femmes, les cibles victimales sont essentiellement intrafamiliales (néonaticide), notamment en matière d’infractions sexuelles (pédophilie souvent confondue avec inceste). La criminalité féminine a ses propres caractéristiques.

En revanche certaines infractions ont disparu du code pénal (avortement, adultère), d’autres comme le vol à l’étalage ne sont plus sanctionnées.

Les mineures constituent la majorité des femmes incarcérées. Les conduites addictives, les trafics, (les mules) entraînent chez des personnalités immatures, à l’intelligence concrète et bas niveau scolaire, des passages à l’acte.

Cette évolution est constante mais le pire reste sans doute à venir.

Calendrier des conférences